Historique

  • SIFCA : une passion au service des hommes

    Née du rapprochement entre deux sociétés– la Société immobilière et financière de la côte africaine et la Société immobilière de l’Indénié –, SIFCA est la matérialisation de la vision d’hommes qui ont cru en la Côte d’Ivoire et en son potentiel de croissance.

    L’histoire débute dans le sillage d’une dynamique impulsée par Pierre BILLON. Plusieurs investisseurs, dont Henri TARDIVAT et Aimé BAROU, conçoivent avec lui et mettent en œuvre un projet ambitieux : celui d’investir en Côte d’Ivoire et d’en développer les richesses. Ils décident de s’impliquer dans deux secteurs emblématiques d’un pays naissant : l’immobilier et l’agriculture. Pierre BODOUIN est alors recruté pour mettre en œuvre le projet.

    Prenant en compte l’importance de l’agriculture dans l’essor économique du pays, ils développent le négoce du café et du cacao, les deux fleurons de l’agriculture ivoirienne.

  • Les années fondatrices

    Les années 70 impriment les premiers signes du développement de l’entreprise. Les actionnaires se lancent alors dans la création de la toute première filiale de SIFCA : Unicafé société de décorticage de café, à travers sept usines implantées dans différentes régions de production de Côte d’Ivoire : Man, Aboisso, Daoukro, Gagnoa, Anyama, Divo et Daloa. Ces usines vont fonctionner pendant plusieurs années, selon le projet initial des actionnaires, avant de se transformer en centrales d’achat de café et de cacao, suite à un changement de stratégie lié à une réglementation ivoirienne sur l’achat de café décortiqué. L’arrivée d’Yves LAMBELIN, débauché par Pierre BODOUIN en 1978, va marquer un tournant important dans l’évolution de l’entreprise. Celle-ci va se traduire notamment par l’essor de l’activité principale, toujours centrée sur le café et le cacao, mais renforcée par une stratégie d’intégration des différents niveaux de production, particulièrement dans le secteur cacaoyer : achat de produits bruts, première transformation et deuxième transformation. Pour appuyer cette croissance, plusieurs usines sont acquises et développées à partir de 1986, jusqu’au début des années 90. Lire la suite.

    En Côte d’Ivoire, le Groupe décide ainsi le rachat de Procasi, devenue Unicao. En Espagne, c’est Indcresa, pour la poudre de cacao. Puis en France, Nord Cacao, basé à Dunkerque, pour le beurre de cacao utilisé par les chocolatiers. Parallèlement, le partenariat avec la société Grace Cocoa, implantée aux Pays-Bas, va donner une impulsion à l’activité de transformation. Dans le même temps, SIFCA améliore ses capacités de chargement en se rapprochant des zones de production, particulièrement dans la région Sud-Ouest de la Côte d’Ivoire. Unico, autre filiale de SIFCA, est ainsi créée pour charger les marchandises à partir du port de San Pédro. L’activité connaît un développement constant. SIFCA devient le premier exportateur africain, et même mondial de café-cacao. De 10 000 tonnes à ses débuts, la société exportera en 1999-2000 plus de 300 000 tonnes de produits. Cette belle page de son histoire, ponctuée par des défis permanents, va prendre fin avec la libéralisation totale sans condition du secteur café/cacao en 1999. Face aux géants mondiaux comme ADM Cocoa, Barry Calbaut ou Cargill, SIFCA se retire du secteur malgré le rachat de JAG. Elle décide de se recentrer sur des métiers d’avenir…

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  • Une nouvelle stratégie de croissance

    L’heure est alors à la diversification des activités. Initiée au début des années 80, elle débute avec le retrait de l’Etat des actifs de la Soderiz. SIFCA décide alors d’investir le secteur ; L’entreprise installe des usines de décorticage de riz à Gagnoa, Daloa et Man à travers sa filiale Uniriz qui développe l’activité et s’engage dans la promotion du riz locale avec les marques Rizivoire et Riviera. A partir de 1988, Uniriz est mis en veille pendant près d’une décennie avant de reprendre l’activité en 1996. La marque Oncle Jo, riz importé des USA est lancée sur le marché jusqu’en 2000. Cette politique de diversification, amorcée dès l’année 1995, va se développer à grande échelle.
    A côté du binôme café-cacao, SIFCA affirme ses ambitions dans le secteur de l’agro-industrie. D’abord dans le domaine des oléagineux, en rachetant Cosmivoire (1995). Puis Palmci, en 1997, suite à la privatisation de la Palmindustrie. C’est ensuite le secteur sucrier qui est investi, en partenariat avec Harel Frères, pour l’acquisition de Sucrivoire, après la privatisation de la Sodesucre, en 1996. L’hévéaculture présente également un potentiel de croissance majeur. Une analyse qui justifie le rachat de SIPH en 1999, une société holding couvrant la Côte d’Ivoire (SAPH) et le Ghana (GREL).

  • Une réussite déclinée en trois axes

    Trois filières porteuses voient ainsi le jour, avec une présence de plus en plus marquée en Afrique. Après la Côte d’Ivoire et le Ghana, les activités de ces trois pôles vont se développer au Nigeria (RENL), au Liberia (CRC, MOPP) et au Sénégal (Sendiso). Les différentes restructurations et les partenariats tissés avec des sociétés phares de l’agro-industrie mondiale (Michelin en 2002, Harel Frères en 1997, puis Olam et Wilmar en 2008) ont permis de renforcer les capacités de production des usines et des plantations. Par conséquence, les entreprises du groupe sont devenues plus compétitives. Illustration de cette réussite en 2008, avec l’inauguration de la plus grande raffinerie d’huile de palme d’Afrique à Abidjan, suite à la création de Sania, née de l’association entre Nauvu (joint-venture entre Olam et Wilmar) et SIFCA.

    Animée par cette logique de développement, SIFCA continue de créer et d’acquérir des parts dans plusieurs entreprises de service afin de faciliter le déploiement de ses activités. L’objectif consiste également à assurer son indépendance dans des secteurs comme l’assurance (Sifcom Assur en 1991), le transit (ex SIT), l’emballage (Filivoire en 1995), les voyages et le tourisme (Alize Voyages en 1997).

  • Aujourd’hui : une vision d’avenir, une mémoire vive

    L’histoire de SIFCA est ancrée dans ses racines. Mais elle s’inscrit dans un futur qui fait appel à un savoir-faire qu’elle a créé, puis développé au fil du temps. La mémoire du Groupe reste marquée par l’empreinte de ses actionnaires historiques. Des hommes qui ont, très tôt, cru au rôle déterminant du secteur privé, dans un pays où le secteur public demeurait la voie royale. Des hommes qui ont parié sur le potentiel considérable de l’agro-industrie. Des hommes qui ont compris que l’humain était au cœur de tout développement. Il en va de même concernant un défi majeur de ce nouveau siècle, celui de l’environnement, soutenu par un programme de développement durable initié depuis 2007.

    Aujourd’hui, SIFCA est la première entreprise privée de Côte d’Ivoire. Elle possède dix filiales réparties dans six pays. Elle emploie plus de 30 000 hommes et femmes. Et l’histoire n’est pas finie…

Quelques dates clés

Pierre BILLON Père fonde SIFCA à Abidjan.
Création de COMAFRIQUE, spécialisée dans l’importation et la vente des véhicules.
SIFCA et COMAFRIQUE s’allient pour donner naissance à SIFCOM.
 
SIFCA quitte le secteur du café-cacao pour se recentrer sur les oléagineux, le caoutchouc naturel et le sucre de canne.
Une alliance stratégique est conclue avec MICHELIN dans le secteur du caoutchouc.
Lancement du programme de développement durable.
 
Au sein de la filière des oléagineux, WILMAR et OLAM entrent dans le capital de SIFCA par le biais de la joint-venture NAUVU.
Ouverture de la nouvelle raffinerie d’huile de palme de Sania à Abidjan. Elle est à ce jour la plus grande d’Afrique.